N° 7 - 08/04/2008

Notre pays a un besoin urgent de réformes s'il veut rester dans le peloton de tête des économies nationales performantes. Les faibles résultats enregistrés en matière de croissance et de pouvoir d'achat attestent des conséquences néfastes d'un décrochement, d'autant plus pénalisant qu'il est durable.
Pour réformer, il faut toutefois que se conjuguent trois facteurs indissociables :
- le consentement d'une majorité de nos concitoyens ;
- les moyens, car toute réforme a un coût immédiat pour un bénéfice futur. Le dossier des régimes spéciaux de retraites s'avère exemplaire de ce point de vue ;
- enfin et surtout, la volonté d'agir.
Au regard de ces critères, les élections municipales et cantonales de mars 2008 sonnent, neuf mois après l'élection présidentielle, comme un coup de semonce. Si l'on ajoute à cela la situation catastrophique de nos finances publiques, les velléitaires et les frileux trouveront une nouvelle fois matière à prôner la prudence, état préalable au conservatisme et à l'immobilisme.
En fait, il faut s'appliquer à consolider le mouvement de réforme. Certes, ces dernières doivent être mieux préparées et mieux expliquées. Mais les insuffisances, vraies ou supposées, en la matière, ne changent rien au fond et ne condamnent nullement la nécessité de changement. Il est souhaitable que les résultats des élections n'obscurcissent pas l'action réformatrice du gouvernement, seul gage de progrès pour l'avenir.

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- Décembre 2007


